Girolles : la vie en jaune !

Les girolles ne sont pas sur le podium du Tour de France, mais elles sont incontestablement sur le podium des champignons les plus délicieux.

Girolle améthyste - Cantharellus amethysteus : jolie taille et nombreuses.

Les girolles ne sont pas sur le podium du Tour de France, mais elles sont incontestablement sur le podium des champignons les plus délicieux.

Cette année, j’ai du patienter avant de réaliser ma première cueillette de girolles ou chanterelles comme on dit en Franche-Comté. Sécheresse et absence de ma part en juin ne m’ont pas facilité la tâche.

Je regardais pousser les girolles depuis fin mai, mais avec des températures caniculaires et l’absence totale de pluie, leur pousse stagnait. Tout au plus les plus grosses avaient un chapeau qui atteignait 3 cm maximum. Finalement, j’aurai attendu jusqu’à début juillet pour effectuer ma première cueillette et profiter d’un délicieux champignon cuisiné avec quelques lardons et une pointe de crème.

La forêt commence à peine à se réveiller avec cette période de sécheresse. J’ai pu observer quelques russules, quelques collybies, quelques clitocybes et quelques amanites. Les plus beaux spécimens observés restent les amanites de l’ancien sous-genre des amanitopsis. De belles amanites fauve – Amanita fulva et surtout un nombre important d’amanites safran, Amanita crocea. Un champignon toujours élégant tant il paraît frêle.

Amanite safran - Amanita crocea
Amanite safran – Amanita crocea

Parmi les curiosités du moment, j’ai été très étonné de rencontrer un bolet pomme de pin – Strobilomyces strobilaceus. Habituellement je les rencontre plus tardivement.

Bolet pomme de pin - Strobilomyces strobilaceus
Bolet pomme de pin – Strobilomyces strobilaceus

Ma première sortie début juillet débutait mal, je m’attendais à trouver pas mal de girolles – Cantharellus cibarius de belle taille. En fait, si leur taille était correcte, leur nombre était faible. Elles étaient plutôt dispersées. Du coup, comme elles sont déjà en régression forte en Franche-Comté, elles sont restées dans le bois.

Girolle - Cantharellus cibarius, belle taille mais encore peu nombreuses.
Girolle – Cantharellus cibarius, belle taille mais encore peu nombreuses.

Cap sur d’autres girolles dans ce cas : girolles presque pruineuses – cantharellus subpruinosus ou pallens. Bon là c’était un peu mieux, belle taille mais pas encore assez nombreuses, juste de quoi parfumer et garnir une omelette. Elles resteront aussi en forêt.

Girolle presque pruineuse - Cantharellus pallens
Girolle presque pruineuse – Cantharellus pallens

Finalement, mon salut viendra des girolles améthystes, Cantharellus amethysteus, qui contre toute attente, sont très bien sorties : jolie taille et nombre important. Sans remplir mon panier, elles auront permis de réaliser une première honorable cueillette.

Girolle améthyste - Cantharellus amethysteus : jolie taille et nombreuses.
Girolle améthyste – Cantharellus amethysteus : jolie taille et nombreuses.

Il faudra que j’aille rapidement visiter mes nombreuses stations à girolles, notamment les stations d’améthystes. Il se pourrait qu’il y ait de bonnes surprises !

La saison estivale ne fait que commencer, avec un peu de retard cette année. Ce sont les girolles qui se sont manifestées en premier, les cèpes ne devraient plus tarder…

Auteur/autrice : theLJL70

Un petit peu de moi, un résumé, un raccourci... Pour en savoir un peu plus, n'hésitez pas à consulter cette page : A propos

11 réflexions sur « Girolles : la vie en jaune ! »

  1. Salut!

    Déjà des améthystes? J’étais sur le point de partir aux myrtilles, je vais faire un petit crochet alors. Je fais le même constat que toi par ici en ce qui concerne les sorties et les pousses. Avec le refroidissement, je ne serais pas étonné de croiser un ou deux edulis.

    1. Salut,

      Je suis allé me faire saucer aujourd’hui, les cibarius ont bien profité et ont rattrapé en nombre et en tailles les améthystes. A noter l’observation des premières girolles ou chanterelles de Fries – Cantharellus friesii. Une année après une période froide et pluvieuse en juillet, je ramassais des trompettes…

    1. Bonjour,

      merci d’être vigilant, habituellement mes photos et articles sont copiés-collés sur la toile, rarement sur papier. Cette démarche est idiote car je donne volontiers des autorisations de publications : certaines de mes photos peuvent ainsi être vues à Toulouse, d’autres le seront bientôt en Suisse sur un sentier pédagogique, ou encore diverses revues traitant de mycologie ou bien d’autres articles sur le net. Je vais donc prendre conseil auprès d’un avocat qui sera chargé de gérer cette affaire.

      Merci.

      1. Vous avez bien raison, et l’évidence du plagiat + violation du Copyright n’échappera pas à votre avocat. Vous pouvez réclamer une somme coquette de dédommagement, étant donné que ce journal a été tiré à 10 000 exemplaires.
        Vous pouvez me demander par mail l’exemplaire de ce journal je vous le ferai parvenir à votre adresse.
        Je suis un partisan farouche du respect du droit d’auteur.
        Cordialement.

      1. Bonjour,

        le dossier ayant été confié et délégué à un cabinet d’avocats, je vous conseille de prendre conseil auprès d’un avocat afin d’évaluer ce que vous risquez et de trouver une transaction à l’amiable que nos avocats respectifs traiteront et finaliseront.

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