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Champignons : voici l’hiver !

Même si nous n’avons pas encore eu de grosses gelées nocturnes, l’hiver s’est installé, faisant disparaître peu à peu les champignons d’automne.

Cela reste une période intéressante car peu de ramasseurs fréquentent encore les forêts. Et avec ce temps doux et humide, de belles surprises nous attendent. Les récoltes de champignons peuvent se révéler très fructueuses.

En automne, on ne peut pas les manquer. Elles égaient les forêts. C’est toujours un plaisir de les rencontrer. Je veux parler des amanites tue-mouches. Leur couleur rouge flatte l’œil.

Une jeune amanite tue-mouches - Amanita muscaria.

Une jeune amanite tue-mouches – Amanita muscaria.

Une amanite tue-mouches - Amanita muscaria ajoute sa couleur rouge aux couleurs de l'automne.

Une amanite tue-mouches – Amanita muscaria ajoute sa couleur rouge aux couleurs de l’automne.

Une jolie colonie d'amanite tue-mouches - Amanita muscaria.

Une jolie colonie d’amanites tue-mouches – Amanita muscaria.

Généralement, les cèpes de Bordeaux ne sont jamais loin des amanites tue-mouches. Ils profitent des rayons du soleil automnal, cherchant le moindre abri pour pousser.

Un duo cèpes de Bordeaux - Boletus edulis.

Un duo cèpes de Bordeaux – Boletus edulis.

Un petit bouchon de cèpe de Bordeaux - Boletus edulisprofite du soleil d'automne.

Un petit bouchon de cèpe de Bordeaux – Boletus edulis profite du soleil d’automne.

Et quelques amanites rougissantes en profitent pour tenter une dernière sortie.

Une jeune amanite rougissante - Amanita rubescens.

Une jeune amanite rougissante – Amanita rubescens.

C’est aussi la période de l’année où les lactaires sont abondants. Ils forment de grandes colonies sous les sapins et les épicéas.

Des lactaires saumons - Lactarius salmonicolor sous les sapins des Vosges

Des lactaires saumons – Lactarius salmonicolor sous les sapins des Vosges

Des lactaires des épicéas - Lactarius deterrimus sous de grands épicéas

Mais on en rencontre également sous les feuillus comme ces lactaires à lait brûlant sous les noisetiers.

Un lactaire à lait brûlant - Lactarius pyrogalus sous les noisetiers.

Un lactaire à lait brûlant – Lactarius pyrogalus sous les noisetiers.

La saison a été prolifique en helvelles et les helvelles crépues sont abondantes et magnifiques cette année.

Une belle helvelle crépue - Helvella cripa.

Une belle helvelle crépue – Helvella crispa.

Une grosse helvelle crépue - Helvella crispa avec un stipe énorme.

Une grosse helvelle crépue – Helvella crispa avec un stipe énorme.

Helvelle crépue - Helvella crispa cachée dans les feuilles.

La même helvelle crépue – Helvella crispa cachée dans les feuilles.

Parmi les champignons remarquables cette saison, il faut noter l’abondance des girolles, surtout de Cantharellus cibarius et pallens. Cachées dans les feuilles et grâce à l’absence de gel, elles ont continué à se développer.

Une girolle - Cantharellus sp. cachée sous les feuilles.

Une girolle – Cantharellus sp. cachée sous les feuilles.

Des girolles - Cantharellus sp toute fraiche photographiées en décembre dans les Vosges Saônoises.

Des girolles – Cantharellus sp toute fraiche photographiées en décembre dans les Vosges Saônoises.

C’est l’occasion rêvée pour faire une jolie récolte juste avant les fêtes. Trouver en abondance de si belles girolles aussi fraîches à cette époque de l’année n’est pas commun, une aubaine dont mes convives profiteront dans quelques jours.

Une belle cueillette tardive de girolles.

Une belle cueillette tardive de girolles.

Curieusement, les trompettes qui ont fait une apparition remarquée très tôt cet été, n’ont pas profité des clémences climatiques. De fort belle taille, elles sont désormais vieilles, attaquées par les limaces et souvent gorgées d’eau.

Trompettes - Craterellus cornucopioides de belle taille mais vieilles et gorgées d'eau.

Trompettes – Craterellus cornucopioides de belle taille mais vieilles et gorgées d’eau.

De vieilles trompettes de la mort - Craterellus cornucopioides cachées sous les feuilles.

De vieilles trompettes de la mort – Craterellus cornucopioides cachées sous les feuilles.

Certaines lépiotes, champignons souvent majestueux, profitent bien de cette arrière saison et partent à l’assaut d’une fourmilière sous les résineux.

Des lépiotes déguenillées - Chlorophyllum rhacodes à l'assaut d'une fourmilière.

Des lépiotes déguenillées – Chlorophyllum rhacodes à l’assaut d’une fourmilière.

Détail des lépiotes déguenillées - Chlorophyllum rhacodes.

Détail des lépiotes déguenillées – Chlorophyllum rhacodes.

D’autres moins chanceuses commencent à vieillir mais elles restent toujours élégantes grâce à leur grand pied élancé et leur gros chapeau étalé.

Une vieille lépiote dressée sur son long pied.

Une vieille lépiote dressée sur son long pied.

Une élégante lépiote qui commence à être vieille.

Une élégante lépiote qui commence à être vieille.

En cet fin de saison, on retrouve classiquement des champignons tardifs. Parmi eux, les clitocybes nébuleux forment de grandes taches. Cette année, ils sont particulièrement nombreux et abondants. Comme, fort heureusement, ils ne sont pas ramassés dans la région, ils atteignent des dimensions et densités remarquables.

Une belle tache de clitocybe nébuleux - Clitocybe nebularis.

Une belle tache de clitocybes nébuleux – Clitocybe nebularis.

Beaucoup plus recherchés, les pieds bleus sont également présents. C’est un champignon avec de jolies couleurs et une odeur vraiment agréable.

Une belle colonie de pieds bleus - Lepista nuda, champignons typiques de fin de saison.

Une belle colonie de pieds bleus – Lepista nuda, champignons typiques de fin de saison.

Et les pieds de moutons particulièrement abondants cette années sont toujours là. Certains commencent à être trop vieux.

Un vieux pied de mouton - Hydnum repandum.

Un vieux pied de mouton – Hydnum repandum.

Les pieds de mouton roussissants – Hydnum rufescens plus petits et tardifs sont présents en grand nombre, formant de grandes taches parsemant le sol de leur chapeau.

Une belle colonie de pieds de mouton roussissants - Hydnum rufescens.

Une belle colonie de pieds de mouton roussissants – Hydnum rufescens.

De jeunes hydnes roussissants - Hydnum rufescens.

De jeunes hydnes roussissants – Hydnum rufescens.

L’hiver arrive, la neige a fait sa première apparition jusqu’en plaine. Avec cette première neige lourde et mouillée, il faut prendre garde à ne pas raccrocher les branches des sapins sous peine d’être douché par cette neige glacée.

Une neige lourde et mouillée sur une branche de sapin.

Une neige lourde et mouillée sur une branche de sapin.

Mais les champignons sont toujours là. Si certains n’ont pu échapper au manteau neigeux comme ces chanterelles en tube – Craterellus tubaeformis ou ce vieux bolet à pied rouge – Boletus erythropus.

Ces chanterelles en tube n'ont pas été épargnées par la neige.

Ces chanterelles en tube – Craterellus tubaeformis  n’ont pas été épargnées par la neige.

De jolies chantrelles en tube sous la neige.

De jolies chanterelles en tube – Craterellus tubaeformis sous la neige.

Un vieux bolet à pied rouge sous la neige.

Un vieux bolet à pied rouge – Boletus erythopus sous la neige.

D’autres ont été protégés par les branches basses des sapins.

Les branches basses des sapins ont protégé le sol de la neige.

Les branches basses des sapins ont protégé le sol de la neige.

Amanites tue-mouches et chanterelles en tube profitent de cet abri pour continuer de pousser.

amanites tue-mouches et chanterelles en tube poussent à l'abri de la neige sous les branches basses des sapins.

Amanites tue-mouches – Amanita muscaria et chanterelles en tube -Craterellus tubaeformis poussent à l’abri de la neige sous les branches basses des sapins.

Les cèpes qui n’ont jamais cessé de sortir cet automne sont encore présents. Certains commencent à vieillir, tandis que d’autres sont encore tout frais.

Un vieux cèpe - Boletus edulis, pousse à l'abri.

Un vieux cèpe – Boletus edulis, pousse à l’abri.

Un jeune cèpe de Bordeaux - Boletus edulis pousse malgré la neige.

Un jeune cèpe de Bordeaux – Boletus edulis pousse malgré la neige.

Les pleurotes que j’avais observées l’hiver dernier ne sont pas encore arrivées, mais ce beau polypore denté, qui avait totalement disparu cet été, a repris sa colonisation d’un gros hêtre blessé par un engin de débardage. C’est un champignon de plus en plus rare, c’est la dernière station que je connais.

Polypore denté - Spongipellis pachyodon, vue des dents.

Polypore denté – Spongipellis pachyodon, vue des dents.

Polypore denté - Spongipellis pachyodon, vue du chapeau.

Polypore denté – Spongipellis pachyodon, vue du chapeau.

Vous vous en souvenez peut-être, je vous l’avais déjà présenté lors de mon premier billet cette année. Voilà que la boucle est bouclée !

Aperçu de la station de polypore denté - Spongipellis pachyodon.

Aperçu de la station de polypore denté – Spongipellis pachyodon.

Et puis je rencontre cet étrange pied de mouton. On dirait que ce champignon cherche à prendre la forme d’un sapin, ses aiguillons formant des sortes de guirlandes comme une tentative de décoration.

un pied de mouton - Hydnum cf rufescens  à l'allure étrange.

un pied de mouton – Hydnum cf rufescens à l’allure étrange.

Ce champignon est à coup sûr là pour me rappeler qu’il est temps pour moi de vous souhaiter de passer d’agréables fêtes de fin d’année et de vous donner rendez-vous l’année prochaine !

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